Marie-Luce Ruffieux


sera notre invitée

le mardi 6 juin 2017 à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 5.


Écrivain et artiste, née en 1984 à Lausanne, en Suisse, Marie-Luce Ruffieux “flirte avec la littérature et la parole”. Ce flirt se concrétise le plus souvent dans des textes (poésie, roman) et des performances, au cours desquelles elle a l’habitude tantôt de dire le texte qu’elle connaît par cœur, tantôt de le lire. Ces deux possibilités, portées par quelques gestes minimaux, construisent, à travers des phrases aux formes intrigantes, un rapport précis à l’espace, aux objets, au récit.

Dans les textes de Marie-Luce Ruffieux, les différents registres de perception du réel et niveaux de conscience se mêlent: sont susceptibles de s’enchaîner (ou discontinuer) descriptions détaillées d’actions ou d’images improbables, de situations échappant même à leurs protagonistes, morceaux de rêves, récits de séances d’hypnose, troublant notre confiance aux objets, notre rapport au déroulement de l’espace et à la combinaison des événements, tout cela dans un récit au minimum très pince-sans-rire.

Cette performance/lecture suivie d’une conversation sera l’occasion d’entendre et de revenir sur le travail de Marie-Luce Ruffieux, dont le titre publié en 2016 par contrat maint: La Nageoire de l'histoire.

Elle est aussi l’auteure de Beige (Héros-Limite, 2009), Tassant (éd. Ripopée, 2011), Il neige devant le feu d’articifice (Contre-mur, 2012), Dégâts magiques supplémentaires (L’Ours blanc, 3, 2015) et d’un roman “façonné à partir de mots glanés dans sa vie, dans les livres et sur Internet”, Les jurons, publié cette année par les éd. Le Tripode.

Performances, textes, installations, sur le site de Marie-Luce Ruffieux.

Depuis 2015, Marie-Luce Ruffieux a ouvert un cabinet de thérapie par l’hypnose.

Photo: La Nageoire de l’histoire, de Marie-Luce Ruffieux, contrat maint, 2016, par Françoise Goria.

Bénédicte Vilgrain


sera notre invitée

le mardi 16 mai 2017 à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 4.

Depuis 2001, et Ka, chapitre un, publié chez contrat maint, Bénédicte Vilgrain écrit, publie et lit une Grammaire tibétaine qui est un texte en continuelle écriture, réécriture, traduction et "intraduction".

Chaque lecture d'Une Grammaire tibétaine est à la fois performance et traduction (performance de la traduction), conférence et fable, fabrique du traité de grammaire et interprétation du monde. Une importante et parfois déconcertante épreuve de l'étranger.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire le texte que Pascal Poyet a consacré à Une Grammaire tibétaine, prononcé à l'occasion de l'invitation de Bénédicte Vilgrain et de contrat maint au festival MidiMinuitPoésie, à Nantes, en 2015 (on y trouvera une bibliographie complète d'Une Grammaire tibétaine).

Bénédicte Vilgrain a fondé et anime avec Bernard Rival les éditions Théâtre Typographique. Elle y a traduit ou co-traduit, de l’anglais ou de l’allemand, des textes de Susan Howe, Keith Waldrop, Walter Benjamin, Wilhelm von Humboldt, Harun Farocki, Oskar Pastior, Friedrich Kittler et Alexander Kluge. Ils ont publié de nombreux poètes contemporains français.

De Bénédicte Vilgrain, contrat maint a publié:

Ka, Une Grammaire tibétaine, chapitre un, 2001

Khà, chapitre trois, 2003

Grog(s), chapitre six, 2004

gCig, chapitre neuf=beaucoup, 2011

et, traduit par Bénédicte Vilgrain: 
Wilhelm von Humboldt: Sur le verbe dans les langues américaines, 2007. 

Photos: Khà de Bénédicte Vilgrain, contrat maint, 2003, et les livres de Bénédicte Vilgrain chez contrat maint, par Françoise Goria.