David Lespiau


sera notre invité

le mardi 5 décembre 2017 à 19 heures

à l’Adresse du Printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, Toulouse.

Carte blanche à contrat maint : deuxième saison, rendez-vous 1.




« L’horizon désertique de l’image. Un poste d’observation. »

David Lespiau décrit ainsi sa pratique d’écriture: il y a la feuille de papier, où le texte commence, et le monde tout autour ; l’auteur est au milieu, en équilibre entre beaucoup de choses, micro-récits, énoncés, « vraies phrases », paragraphes ou simples vers « en suspension ». Son travail est de déclencher dans le texte, par un agencement de pièces, un mouvement inédit qui viendrait toucher et permettrait d’explorer une zone (de la pensée, de la sensation) qui échappe à l’argumentation. Une « pensée qui n’était pas là avant », comme seul ce qu’on appelle poésie peut mettre au jour.

Lecture par l'auteur suivie d’une conversation avec Pascal Poyet.

De David Lespiau, contrat maint a publié Opération Lindbergh, Spirit II, Réduction de la révolution la nuit, Oh un lieu d’épuisement, et Notes pour rien, en 2002, 2004, 2005, 2009 et 2014.

Il est aussi, et récemment, l’auteur de Récupération du sommeil, Héros-Limite, 2016, et de équilibre, libellule, niveau, P.O.L, 2017.

On peut entendre et voir David Lespiau parler d'équilibre libellule niveau (et de Oh un lieu d'épuisement) dans cette vidéo publiée sur le site des éditions P.O.L.

On peut lire «Devant une surface calme», un entretien avec David Lespiau par Emmanuèle Jawad sur le site Diacritik, et se plonger dans le dossier que lui a consacré le site D-Fiction, dont un film par Isabelle Rozembaum: Poudre de là.

On lira enfin «comment nagent les méduses ou se déplacent les nuages», lecture de Notes pour rien par Emmanuel Hocquard, dans le dossier du numéro 28 de la revue CCP, Cahier critique de poésie, consacré au travail de David Lespiau, ainsi que le texte d’Emmanuèle Jawad sur le site Libr-critique: «L’écriture poétique comme expérimentation pure.»

Jean-Charles Depaule/Frédéric Forte

Parutions été 2017



Jean-Charles Depaule
7+1 extraits

Frédéric Forte
7 mélodies pour Mauricio Kagel

Jean-Charles Depaule est poète, traducteur, chercheur en sciences sociales. Il est notamment l’auteur de Comptoir central et Définition en cours (Le Bleu du Ciel, 2004 et 2013), ainsi que de Sur Place (cipM, 2011). Il a traduit plusieurs poètes contemporains de langue anglaise ainsi que de langue arabe dont Iskandar Habache: Quelques pointes de nuit; Ghassan Zaqtan: Suppléments au passé, avec Lotfi Nia; Rifa’t Sallam: Pierre flotte sur l’eau, avec Imane Riah (cipM / Spectres familiers, 2003, 2009, 2009). Il est également l’auteur de À travers le mur (avec la collaboration de Jean-Luc Arnaud) et de L’impossibilité du vide, une anthologie littéraire des espaces de la ville (éditions Parenthèses 2014 et 2016).

Traduit de l’arabe par Jean-Charles Depaule et Mostafa Kharoufi, contrat maint a publié les Flots de Paroles de Masbahi B., en 1999.

On peut entendre l’auteur parler et lire quelques extraits de d’écriture : je réponds, à l’occasion d’une soirée organisée en juillet 2014 par Double Change à la galerie éof (Paris), sur ce lien.

Frédéric Forte, poète, est notamment l’auteur de Opéras-minute, qui vient d'être réédité, et Une collecte (tous deux au Théâtre Typographique, 2005-2017 et 2008), de plusieurs livres aux éditions de l’Attente dont 33 sonnets plats (2012), et de Dire ouf (P.O.L, 2016). Il est également cotraducteur, de l’allemand, avec Bénédicte Vilgrain, de Oskar Pastior: 21 Poèmes-anagrammes d’après Hebel (TH.TY., 2008), et, de l’anglais, traducteur de Hors-cage de Michelle Noteboom (l’Attente, 2010) et de deux livres de Guy Bennett, Poèmes évidents et Ce livre (l’Attente, 2015 et 2017).

Pour en savoir plus à propos de Système Jiănpŭ, on peut consulter les pages que Frédéric Forte a consacré à cette réflexion sur le site de l’oulipo, dont il est membre.

De Frédéric Forte, contrat maint a précédemment publié Toujours perdue la neuve entrée, en 2009.


Je digitalise comme un fou


lecture écrans performés

par Françoise Goria et Pascal Poyet

le vendredi 30 juin 2017 à 19 heures.

Centre d’art contemporain de Genève
Cinéma Dynamo, 10, Rue des Vieux-Grenadiers

+ conférence d'Ambroise Barras : Poésie liquide

dans le cadre de l'exposition :
FROM CONCRETE TO LIQUID TO SPOKEN WORLDS TO THE WORD

Sur une proposition de Ceel Mogami de Hass - one gee in fog

Marie-Luce Ruffieux


sera notre invitée

le mardi 6 juin 2017 à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 5.


Écrivain et artiste, née en 1984 à Lausanne, en Suisse, Marie-Luce Ruffieux “flirte avec la littérature et la parole”. Ce flirt se concrétise le plus souvent dans des textes (poésie, roman) et des performances, au cours desquelles elle a l’habitude tantôt de dire le texte qu’elle connaît par cœur, tantôt de le lire. Ces deux possibilités, portées par quelques gestes minimaux, construisent, à travers des phrases aux formes intrigantes, un rapport précis à l’espace, aux objets, au récit.

Dans les textes de Marie-Luce Ruffieux, les différents registres de perception du réel et niveaux de conscience se mêlent: sont susceptibles de s’enchaîner (ou discontinuer) descriptions détaillées d’actions ou d’images improbables, de situations échappant même à leurs protagonistes, morceaux de rêves, récits de séances d’hypnose, troublant notre confiance aux objets, notre rapport au déroulement de l’espace et à la combinaison des événements, tout cela dans un récit au minimum très pince-sans-rire.

Cette performance/lecture suivie d’une conversation sera l’occasion d’entendre et de revenir sur le travail de Marie-Luce Ruffieux, dont le titre publié en 2016 par contrat maint: La Nageoire de l'histoire.

Elle est aussi l’auteure de Beige (Héros-Limite, 2009), Tassant (éd. Ripopée, 2011), Il neige devant le feu d’articifice (Contre-mur, 2012), Dégâts magiques supplémentaires (L’Ours blanc, 3, 2015) et d’un roman “façonné à partir de mots glanés dans sa vie, dans les livres et sur Internet”, Les jurons, publié cette année par les éd. Le Tripode.

Performances, textes, installations, sur le site de Marie-Luce Ruffieux.

Depuis 2015, Marie-Luce Ruffieux a ouvert un cabinet de thérapie par l’hypnose.

Photo: La Nageoire de l’histoire, de Marie-Luce Ruffieux, contrat maint, 2016, par Françoise Goria.

Bénédicte Vilgrain


sera notre invitée

le mardi 16 mai 2017 à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 4.

Depuis 2001, et Ka, chapitre un, publié chez contrat maint, Bénédicte Vilgrain écrit, publie et lit une Grammaire tibétaine qui est un texte en continuelle écriture, réécriture, traduction et "intraduction".

Chaque lecture d'Une Grammaire tibétaine est à la fois performance et traduction (performance de la traduction), conférence et fable, fabrique du traité de grammaire et interprétation du monde. Une importante et parfois déconcertante épreuve de l'étranger.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire le texte que Pascal Poyet a consacré à Une Grammaire tibétaine, prononcé à l'occasion de l'invitation de Bénédicte Vilgrain et de contrat maint au festival MidiMinuitPoésie, à Nantes, en 2015 (on y trouvera une bibliographie complète d'Une Grammaire tibétaine).

Bénédicte Vilgrain a fondé et anime avec Bernard Rival les éditions Théâtre Typographique. Elle y a traduit ou co-traduit, de l’anglais ou de l’allemand, des textes de Susan Howe, Keith Waldrop, Walter Benjamin, Wilhelm von Humboldt, Harun Farocki, Oskar Pastior, Friedrich Kittler et Alexander Kluge. Ils ont publié de nombreux poètes contemporains français.

De Bénédicte Vilgrain, contrat maint a publié:

Ka, Une Grammaire tibétaine, chapitre un, 2001

Khà, chapitre trois, 2003

Grog(s), chapitre six, 2004

gCig, chapitre neuf=beaucoup, 2011

et, traduit par Bénédicte Vilgrain: 
Wilhelm von Humboldt: Sur le verbe dans les langues américaines, 2007. 

Photos: Khà de Bénédicte Vilgrain, contrat maint, 2003, et les livres de Bénédicte Vilgrain chez contrat maint, par Françoise Goria.

“Toute la ville en parle”


le vendredi 28 avril 2017, à 19h

au Centre international de poésie Marseille

avec 

Madeleine Aktypi
Françoise Goria
Pascal Poyet
Laurent Septier

“ Le cent-unième titre de la collection a paru l’automne dernier. C’est l’occasion pour les éditeurs de proposer, sous la forme d’une ‘lecture écrans performés’ intitulée Toute la ville en parle, quelques réflexions images et paroles à partir de cette expérience en cours partie intégrante de leurs travaux d’artiste et de poète, et de convier deux artistes et/ou auteurs (entre autres titres possibles), Madeleine Aktypi et Laurent Septier, récemment publiés dans la collection, à intervenir à leurs côtés.”

 

Lisa Robertson


sera notre invitée

le mardi 4 avril 2017 à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 3.


Poète canadienne de langue anglaise, Lisa Robertson, qui vit en France, est l’auteure de nombreux livres de poésie et d’essais, a écrit sur l’art contemporain et travaillé en collaboration avec des artistes. 

En français ont récemment paru : Cinéma du présent (tr. Pascal Poyet, Théâtre Typographique) et Le temps (tr. Eric Suchère, Nous), ainsi que deux extraits de Nilling sur: < o >  future < o > (tr. Camille Pageard).
Dans les livres de Lisa Robertson, le poème et l’essai ne sont pas deux genres imperméables l’un à l’autre. Chaque texte est une pensée inventant sa forme, s’y mêlent sans ambages le registre conceptuel à celui des perceptions.
Chacun de ses livres, en passant par son essai sur l’urbanisme, l’architecture et l’art, Occasional Works and Seven Walks from the Office for Soft Architecture, parlant à travers la voix d’un collectif d’architectes fictif, est un exemple frappant d’une recherche de ton entre critique et exploration formelle.
Le texte que contrat maint a publié en 2014, Brouillon de voix off pour une vidéo en boucle écran divisé (tr. P. Poyet), est, dans un montage des voix, un remarquable condensé des problématiques et des gestes de son travail, tissant serré l’expérimentation textuelle et l’engagement féministe, c’est une puissante construction du pronom elle.
Son dernier livre, 3 Summers, a été plublié chez Coach House Books l’automne dernier.
(Lecture et conversation auront lieu en anglais et en français.)

Photo: Brouillon de voix off... de Lisa Robertson, contrat maint, 2014, par Françoise Goria.

Emmanuel Fournier


sera notre invité

le mardi 7 mars à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 2.


Philosophe et dessinateur, Emmanuel Fournier est l’inventeur de la “méthode infinitive”, qu’il qualifie de façon “non finie” de penser, écrite dans une langue exclusivement constituée de verbes à l’infinitif, sans recours aux noms. De cette méthode, les quatre livres de Philosophie infinitive (L’éclat, 2014) ont marqué un point d’orgue, et la tonique Comédie des noms (qui vient de paraître chez Eric Pesty Editeur) prend le contrepied inattendu.

Emmanuel Fournier a raconté cette aventure infinitive dans deux textes “en morceaux préparés”, Les verbes de la désolation et Les verbes de la consolation, parus chez contrat maint.

Ces deux titres publiés simultanément suivaient un premier dityque, L’espace domino et Méthodes pour échapper à l’analogie, dans lesquels se faisait jour un autre axe de réflexion d’Emmanuel Fournier, sur l’espace et le montage, entre expulsion et attraction, où le cheminement et les sauts de la pensée s’appuient cette fois sur la structure des dominos et la façon de les assembler.

Par ailleurs, contrat maint a récemment publié deux (trois?) autres textes dont Emmanuel Fournier était également le maître d’œuvre : voir.

Emmanuel Fournier est aussi l’auteur de Creuser la cervelle, variations sur l’idée de cerveau (PUF, 2012), d’où la méthode infinitive n’est pas absente.

Photo: Méthodes pour échapper à l'analogie, montrées à la façon des dominos, de Emmanuel Fournier, contrat maint, 2008, par Françoise Goria.

“Toute la ville en parle”



Contrat maint à L’Adresse, rendez-vous 1.

présentation - conversation autour - des éditions contrat maint

le mardi 31 janvier 2017, à 19 heures.

2, quai de la Daurade, Toulouse.

Ce rendez-vous est le premier d’une carte blanche à contrat maint. L’Adresse recevra chaque mois, de mars à juin, un auteur de contrat maint invité à “donner des nouvelles de son travail”.


Ecoute. Contrairement aux apparences, ce n’est pas le texte qui est dans le livre, c’est le livre qui est dans le texte. Quel mot rentrera chez lui avec quel autre mot ? Chaque texte, tel que nous le recevons, sur sa ou ses feuilles de format A4 ou dans son fichier informatique, cette étape, cet état, qu’on appelle manuscrit, est suceptible de contenir un livre. C’est du livre contenu dans le texte que l’objet matériel qu’on appelle livre tient son nom de livre. Tu comprends, c'est comme lorsqu’on dit : "Toute la ville en parle"...

(Texte : Pascal Poyet ; photographies : Françoise Goria, écrans extraits de Toute la ville en parle.)