Je digitalise comme un fou


lecture écrans performés

par Françoise Goria et Pascal Poyet

le vendredi 30 juin 2017 à 19 heures.

Centre d’art contemporain de Genève
Cinéma Dynamo, 10, Rue des Vieux-Grenadiers

+ conférence d'Ambroise Barras : Poésie liquide

dans le cadre de l'exposition :
FROM CONCRETE TO LIQUID TO SPOKEN WORLDS TO THE WORD

Sur une proposition de Ceel Mogami de Hass - one gee in fog

Marie-Luce Ruffieux


sera notre invitée

le mardi 6 juin 2017 à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 5.


Écrivain et artiste, née en 1984 à Lausanne, en Suisse, Marie-Luce Ruffieux “flirte avec la littérature et la parole”. Ce flirt se concrétise le plus souvent dans des textes (poésie, roman) et des performances, au cours desquelles elle a l’habitude tantôt de dire le texte qu’elle connaît par cœur, tantôt de le lire. Ces deux possibilités, portées par quelques gestes minimaux, construisent, à travers des phrases aux formes intrigantes, un rapport précis à l’espace, aux objets, au récit.

Dans les textes de Marie-Luce Ruffieux, les différents registres de perception du réel et niveaux de conscience se mêlent: sont susceptibles de s’enchaîner (ou discontinuer) descriptions détaillées d’actions ou d’images improbables, de situations échappant même à leurs protagonistes, morceaux de rêves, récits de séances d’hypnose, troublant notre confiance aux objets, notre rapport au déroulement de l’espace et à la combinaison des événements, tout cela dans un récit au minimum très pince-sans-rire.

Cette performance/lecture suivie d’une conversation sera l’occasion d’entendre et de revenir sur le travail de Marie-Luce Ruffieux, dont le titre publié en 2016 par contrat maint: La Nageoire de l'histoire.

Elle est aussi l’auteure de Beige (Héros-Limite, 2009), Tassant (éd. Ripopée, 2011), Il neige devant le feu d’articifice (Contre-mur, 2012), Dégâts magiques supplémentaires (L’Ours blanc, 3, 2015) et d’un roman “façonné à partir de mots glanés dans sa vie, dans les livres et sur Internet”, Les jurons, publié cette année par les éd. Le Tripode.

Performances, textes, installations, sur le site de Marie-Luce Ruffieux.

Depuis 2015, Marie-Luce Ruffieux a ouvert un cabinet de thérapie par l’hypnose.

Photo: La Nageoire de l’histoire, de Marie-Luce Ruffieux, contrat maint, 2016, par Françoise Goria.

Bénédicte Vilgrain


sera notre invitée

le mardi 16 mai 2017 à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 4.

Depuis 2001, et Ka, chapitre un, publié chez contrat maint, Bénédicte Vilgrain écrit, publie et lit une Grammaire tibétaine qui est un texte en continuelle écriture, réécriture, traduction et "intraduction".

Chaque lecture d'Une Grammaire tibétaine est à la fois performance et traduction (performance de la traduction), conférence et fable, fabrique du traité de grammaire et interprétation du monde. Une importante et parfois déconcertante épreuve de l'étranger.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire le texte que Pascal Poyet a consacré à Une Grammaire tibétaine, prononcé à l'occasion de l'invitation de Bénédicte Vilgrain et de contrat maint au festival MidiMinuitPoésie, à Nantes, en 2015 (on y trouvera une bibliographie complète d'Une Grammaire tibétaine).

Bénédicte Vilgrain a fondé et anime avec Bernard Rival les éditions Théâtre Typographique. Elle y a traduit ou co-traduit, de l’anglais ou de l’allemand, des textes de Susan Howe, Keith Waldrop, Walter Benjamin, Wilhelm von Humboldt, Harun Farocki, Oskar Pastior, Friedrich Kittler et Alexander Kluge. Ils ont publié de nombreux poètes contemporains français.

De Bénédicte Vilgrain, contrat maint a publié:

Ka, Une Grammaire tibétaine, chapitre un, 2001

Khà, chapitre trois, 2003

Grog(s), chapitre six, 2004

gCig, chapitre neuf=beaucoup, 2011

et, traduit par Bénédicte Vilgrain: 
Wilhelm von Humboldt: Sur le verbe dans les langues américaines, 2007. 

Photos: Khà de Bénédicte Vilgrain, contrat maint, 2003, et les livres de Bénédicte Vilgrain chez contrat maint, par Françoise Goria.

“Toute la ville en parle”


le vendredi 28 avril 2017, à 19h

au Centre international de poésie Marseille

avec 

Madeleine Aktypi
Françoise Goria
Pascal Poyet
Laurent Septier

“ Le cent-unième titre de la collection a paru l’automne dernier. C’est l’occasion pour les éditeurs de proposer, sous la forme d’une ‘lecture écrans performés’ intitulée Toute la ville en parle, quelques réflexions images et paroles à partir de cette expérience en cours partie intégrante de leurs travaux d’artiste et de poète, et de convier deux artistes et/ou auteurs (entre autres titres possibles), Madeleine Aktypi et Laurent Septier, récemment publiés dans la collection, à intervenir à leurs côtés.”

 

Lisa Robertson


sera notre invitée

le mardi 4 avril 2017 à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 3.


Poète canadienne de langue anglaise, Lisa Robertson, qui vit en France, est l’auteure de nombreux livres de poésie et d’essais, a écrit sur l’art contemporain et travaillé en collaboration avec des artistes. 

En français ont récemment paru : Cinéma du présent (tr. Pascal Poyet, Théâtre Typographique) et Le temps (tr. Eric Suchère, Nous), ainsi que deux extraits de Nilling sur: < o >  future < o > (tr. Camille Pageard).
Dans les livres de Lisa Robertson, le poème et l’essai ne sont pas deux genres imperméables l’un à l’autre. Chaque texte est une pensée inventant sa forme, s’y mêlent sans ambages le registre conceptuel à celui des perceptions.
Chacun de ses livres, en passant par son essai sur l’urbanisme, l’architecture et l’art, Occasional Works and Seven Walks from the Office for Soft Architecture, parlant à travers la voix d’un collectif d’architectes fictif, est un exemple frappant d’une recherche de ton entre critique et exploration formelle.
Le texte que contrat maint a publié en 2014, Brouillon de voix off pour une vidéo en boucle écran divisé (tr. P. Poyet), est, dans un montage des voix, un remarquable condensé des problématiques et des gestes de son travail, tissant serré l’expérimentation textuelle et l’engagement féministe, c’est une puissante construction du pronom elle.
Son dernier livre, 3 Summers, a été plublié chez Coach House Books l’automne dernier.
(Lecture et conversation auront lieu en anglais et en français.)

Photo: Brouillon de voix off... de Lisa Robertson, contrat maint, 2014, par Françoise Goria.

Emmanuel Fournier


sera notre invité

le mardi 7 mars à 19 heures

à l’Adresse du printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, à Toulouse

Carte blanche à contrat maint : rendez-vous 2.


Philosophe et dessinateur, Emmanuel Fournier est l’inventeur de la “méthode infinitive”, qu’il qualifie de façon “non finie” de penser, écrite dans une langue exclusivement constituée de verbes à l’infinitif, sans recours aux noms. De cette méthode, les quatre livres de Philosophie infinitive (L’éclat, 2014) ont marqué un point d’orgue, et la tonique Comédie des noms (qui vient de paraître chez Eric Pesty Editeur) prend le contrepied inattendu.

Emmanuel Fournier a raconté cette aventure infinitive dans deux textes “en morceaux préparés”, Les verbes de la désolation et Les verbes de la consolation, parus chez contrat maint.

Ces deux titres publiés simultanément suivaient un premier dityque, L’espace domino et Méthodes pour échapper à l’analogie, dans lesquels se faisait jour un autre axe de réflexion d’Emmanuel Fournier, sur l’espace et le montage, entre expulsion et attraction, où le cheminement et les sauts de la pensée s’appuient cette fois sur la structure des dominos et la façon de les assembler.

Par ailleurs, contrat maint a récemment publié deux (trois?) autres textes dont Emmanuel Fournier était également le maître d’œuvre : voir.

Emmanuel Fournier est aussi l’auteur de Creuser la cervelle, variations sur l’idée de cerveau (PUF, 2012), d’où la méthode infinitive n’est pas absente.

Photo: Méthodes pour échapper à l'analogie, montrées à la façon des dominos, de Emmanuel Fournier, contrat maint, 2008, par Françoise Goria.

“Toute la ville en parle”



Contrat maint à L’Adresse, rendez-vous 1.

présentation - conversation autour - des éditions contrat maint

le mardi 31 janvier 2017, à 19 heures.

2, quai de la Daurade, Toulouse.

Ce rendez-vous est le premier d’une carte blanche à contrat maint. L’Adresse recevra chaque mois, de mars à juin, un auteur de contrat maint invité à “donner des nouvelles de son travail”.


Ecoute. Contrairement aux apparences, ce n’est pas le texte qui est dans le livre, c’est le livre qui est dans le texte. Quel mot rentrera chez lui avec quel autre mot ? Chaque texte, tel que nous le recevons, sur sa ou ses feuilles de format A4 ou dans son fichier informatique, cette étape, cet état, qu’on appelle manuscrit, est suceptible de contenir un livre. C’est du livre contenu dans le texte que l’objet matériel qu’on appelle livre tient son nom de livre. Tu comprends, c'est comme lorsqu’on dit : "Toute la ville en parle"...

(Texte : Pascal Poyet ; photographies : Françoise Goria, écrans extraits de Toute la ville en parle.)

Uljana Wolf

Parutions hiver 2016-2017


Uljana Wolf, annalogues:
annalogue des oranges
annalogue des fleurs

traduits de lallemand par Pascal Poyet.

I, a native quelque chose girl

Au début des années 1880, la jeune Viennoise Bertha Pappenheim, qui venait de soccuper de son père malade, fut soignée par le Dr Joseph Breuer pour troubles visuels et auditifs, signes de paralysie, anxiété et hallucinations. Lhystérie fut diagnostiquée. Durant son traitement par hypnose, Anna O., ainsi que la patiente serait appelée dans les Études sur l'hystérie de Freud et Breuer (1895), désignait sous les noms de talking cure (cure par la parole) et de chimney sweeping (ramonage) les histoires quelle débitait par libre associations didéesce qui devait contribuer au mythe qui fit delle linventeur de la méthode psychanalytique. Ses symptômes comprenaient, entre autres, le rejet de certains aliments, la prosopagnosie (non reconnaissance des visages), ainsi que la perte de cohérence linguistique par moments elle ne parlait et ne comprenait que langlais. Après la fin de son traitement et son installation à Francfort, Bertha Pappenheim allait devenir une travailleuse sociale engagée, militer pour les droits des femmes, se battre et faire campagne contre la prostitution forcée et la traite internationale des femmes juives. (Note de l'auteur.)

Poète et traductrice, Uljana Wolf est née à Berlin en 1979. Elle a publié trois livres : kochanie ich habe brot gekauft (2005), falsche freunde (2009) et meine schönste lengevitch (2013) dont annalogue des oranges et annalogue des fleurs sont extraits. Elle a aussi écrit à quatre mains avec Christian Hawkey Sonne from ort, gommage partiel, en anglais et en allemand, des Sonnets from the Portuguese de Elisabeth Barrett Browning et de leur traduction allemande par Rainer Maria Rilke. Tous les livres dUljana Wolf sont édités par Kookbooks (Berlin). Elle vit à New-York et à Berlin, et sera dix mois durant à partir de l'automne 2017 pensionnaire de la Villa Massimo à Rome.

Où trouver contrat maint.