John Cage / François Deck

Parutions automne 2015


John Cage, Quatre textes d'introduction aux quatre parties de Empty Words. Traduit de l'anglais (USA) par Pascal Poyet.

Le compositeur et écrivain américain John Cage a écrit et publié séparément les quatre parties de Empty Words entre 1974 et 1975. Chacune est précédée d'un texte d'introduction. Ce sont ces textes, réunis en 1981 dans Empty Words, Writings '73-'78, Wesleyan University Press, que nous publions. Quatre textes écrits, selon les propos de l'auteur, pour répondre à toutes les questions que l'on pourrait se poser à la lecture ou à l'écoute d'Empty Words: "Toute l'information, toutes les réponses à toutes les questions (...) sont données aussi consciencieusement que possible dans ces introductions. J'essaie d'imaginer ce que quiconque peut bien vouloir savoir, et je donne cette information, mais pas par des séquences logiques." (Entretien avec Richard Kostelanetz, 1979). Empty Words a été écrit à partir des mots du Journal de Henry David Thoreau et des dessins figurant sur ces pages. De par son dispositif scénique, lecture à une table et projection des dessins, on pourrait qualifier la pièce de "conférence". Une conférence d'une dizaine d'heures, conçue comme une transition entre langage et musique, censée durer toute une nuit et se terminer avec les sons du petit matin. On peut l'entendre sur le site dédié à l'enregistrement qu'en a réalisé l'auteur en 1978.

François Deck est "artiste consultant". Il faut entendre ce mot dans sa réversibilité : l'artiste est consulté, l'artiste consulte. Son travail consiste à imaginer des protocoles de débat, par l'élaboration de "banques de questions", la création de jeux de sociétés ou, depuis 2009, par la tenue de sessions de "l'école erratique", séances nomades de discussion entre cinq personnes autour d'un problème donné cherchant sa formulation, "mutualisation des compétences et des incompétences" (voir à ce propos le workshop mené récemment aux Laboratoires d'Aubervilliers). En outre, François Deck donne à lire les nombreux textes qu'il écrit en marge & au cours de son travail dans une collection de brochures réalisées par ses soins, circulant de la main à la main, où se côtoient les registres analytiques et poétiques, l'expérience et la réflexion, la déclaration et le document, — collection qu'il appelle par un titre emprunté à Novalis: "Brouillon général". Certains de ces textes sont lisibles en ligne: esthétique de la décision, les promesses de l'incompétence. Pour contrat maint, dans la logique de son travail "privilégiant les situations d'émergence collective", François Deck fait émerger des infinis agencements de la langue, la première personne du singuriel.

Achats, abonnement : Où trouver contrat maint.

Le 14 décembre, à 19h30,

les lecteurs parisiens de Anableps pourront entendre Madeleine Aktypi, qui interviendra, aux côtés du poète américain Fred Moten, à la galerie éof, 15 rue Saint Fiacre, Paris 2e (Métro Grands boulevards).


Cette soirée est organisée par le collectif Double Change à l'occasion d'un symposium "Poets & Critics" consacré au travail de Fred Moten, organisé, notamment par les mêmes, aux Universités de Paris 7 et 8.

Je digitalise comme un fou



A l'occasion du workshop images & écriture "Vivent les disjonctions!" que nous mènerons à l'école média art e | m | a fructidor à Chalon sur Saône, nous présenterons une nouvelle version de: 

Je digitalise comme un fou

lecture écrans performés

le mercredi 18 novembre 2015 à 19 heures.

Tous les détails sont sur le site de l'école:


Au plaisir de vous y retrouver, si vous êtes dans la région!

Toute la ville / Une grammaire


contrat maint invité de MidiMinuitPoésie
Maison de la Poésie de Nantes / Lieu Unique

Samedi 10 octobre 2015

14h15 - Françoise Goria & Pascal Poyet
lecture écrans performés* :

Toute la ville en parle
huit définitions de contrat maint

15h - lecture de Bénédicte Vilgrain :

Une grammaire est oubliée... qu'il y a un chien

+ débat / programme complet + informations pratiques MidiMinuitPoésie#15



* Une lecture-écrans-performés est une table de travail.
Un texte et un corpus de photographies sont mis en mouvement par leurs auteurs respectifs.
Ils ont d'abord été élaborés séparément.
Lorsqu'ils sont diffusés simultanément (lorsqu'ils sont "performés"), les deux ensembles peuvent coïncider ou diverger.
À la table de travail, i.e. sur les berges du même cours d'eau, un auteur dit à l'autre — pour paraphraser deux vers de la Grammaire tibétaine de Bénédicte Vilgrain :
"Si mots et images ont une réalité, traverse l'Oh, oh, oh! et viens!"
La performance publique est la dernière étape d'un processus de fabrication du sens.

Photographies: Françoise Goria.
Ci-dessus: extraits de "Toute la ville en parle"; ci-dessous: les livres de Bénédicte Vilgrain chez contrat maint. 





Emmanuel Hocquard / Madeleine Aktypi

Parutions été 2015


Emmanuel Hocquard, Un anniversaire

Madeleine Aktypi, Anableps

"Emmanuel Hocquard est né d’excellente humeur, à Paris, en avril 1937. Ainsi commence sa bio-bibliographie." Ainsi commence la notice consacrée à Emmanuel Hocquard sur le site des éditions POL où il a publié la plupart de ses livres; les plus récents: Méditations photographiques sur l'idée simple de nudité et Conditions de lumière. On citera en outre les cinq livres réunis sous le titre Une grammaire de Tanger, CIPM, Le refuge en Méditerranée, 2006-2012, Ruines à rebours, L'attente, 2010, et la reprise au format poche du livre publié en 1987 chez POL, Un privé à Tanger (Points, 2014). Emmanuel Hocquard a traduit de nombreux poètes américains, dont Charles Reznikoff, Michael Palmer, John Taggart. Il a dirigé avec Raquel Levy les éditions Orange Export Ltd, entre 1969 et 1986, et fondé en 1989 l'association Un bureau sur l’Atlantique, pour une meilleure connaissance, en France, de la poésie américaine contemporaine, notamment au moyen de publications de traductions dans la collection du même nom ainsi que dans la collection Format Américain, dirigée par Juliette Valéry. De 1992 à 2005, il a enseigné, à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, "langage et écriture".


D'Emmanuel Hocquard, contrat maint a déjà publié SilvaVarations sur le thème du jadis de Pascal Quignarden 2003.

Madeleine Aktypi est née à Athènes et vit à Paris. Poète, théoricienne et praticienne des médias, elle est l'auteure d'un livre-poème, Tables, publié à l'occasion de l'exposition "Black Coffee", Paris, 2014Depuis 2010, elle expérimente la poésie en réseau, travaillant sur diverses plateformes et formats non destinés à la poésie. Elle écrit et publie en ligne des ensembles de poèmes qui sont autant de processus ouverts: Pycnides, poèmes en morceaux simples, 2011, surrounded poetry, 2012, aradobopoems, 2013, televisualpoems, 2014. Elle a publié plusieurs essais (dont Phelps à Francfort dans le collectif: Voir les jeux vidéo, Perception, construction, fiction, dir. Elsa Boyer, Bayard, 2012) et a (ex- et in-) traduit divers textes théoriques (Jacques Derrida, Allan Sekula, Elisabeth Lebovici...) Elle enseigne la théorie des médias et l’histoire de l’art à l'ère de la culture numérique à l'Ecole Média Art, e|m|a|fructidor, à Chalon-sur-Saône ainsi qu'à l'Ecole de Recherche Graphique à Bruxelles.

Le site de Madeleine Aktypi réunit de très nombreux liens vers ses différents travaux, dont cette belle intervention au cours de la table ronde "Avec Chris Marker", BPI, Centre Pompidou, 2013, qui n'est pas sans rapport avec l'Anableps que contrat maint publie aujourd'hui.


Des choses jetées là au hasard, le plus bel arrangement, ce monde-ci.




Françoise Goria

Exposition du 2 au 30 juillet 2015

Vernissage le mercredi 1er Juillet de 19 à 21 h.

Galerie Jean-François Meyer, 43, rue Fort Notre-Dame, 13001 Marseille.

Voir, en savoir plus, et lire: "Assembler un objet d'étude / Les photographies de Françoise Goria" par Pascal Poyet.

Sarah Riggs / David Antin

Parutions hiver 2015


Sarah Riggs, Each dix minutes

David Antin, 10 pour George, traduit de l’américain par Pascal Poyet

Poète, traductrice et artiste américaine, Sarah Riggs vit à New York (où elle est née en 1971) et à Paris. Elle est l’auteur de 60 Textos (Ugly Duckling Presse, 2010), 28 télégrammes et 43 Post-Its, tous trois d’abord publiés en français aux éditions de l’Attente (tr. Françoise Valéry, 2006-2009), Waterwork (Chax Press, 2007), Chain of Miniscule Decisions in the Form of a Feeling (Reality Street, 2007; en français : Chaîne de décisions minuscules dans la forme d’une sensation, tr. Stéphane Bouquet, Virginie Lalucq, Jérôme Mauche, Eric Suchère, Bénédicte Vilgrain; Le Bleu du Ciel, 2010), 36 Blackberries (Juge editions, 2011) et Autobiography of Envelopes (Burning Deck, 2012). Un essai : Word Sightings: Poetry and Visual Media in Stevens, Bishop and O’Hara (Routledge, 2002). Elle a traduit du français plusieurs poètes contemporains, dont Marie Borel, Isabelle Garron et Ryoko Sekiguchi. Sarah Riggs est membre du collectif Double Change et a fondé l’association artistique intercultu-relle Tamaas.


Né à New York en 1932, David Antin est poète et critique d’art. Depuis 1968, il vit à San Diego. Il est l’auteur de très nombreux poèmes parlés, talk poems, poèmes improvisés en public (depuis 1972) puis retranscrits et réunis en livres. Quatre de ces livres ont été traduits en français : accorder (1984, tr. Pascal Poyet, Héros Limite, 2012), ce qu’être d’avant-garde veut dire (1993, tr. Abigail Lang, Vincent Broqua, Olivier Brossard, Les presses du réel, coll. Motion Method Memory, 2008), je n’ai jamais su quelle heure il était (2005, tr. Pascal Poyet, Héros Limite, 2008) et john cage sans cage (2006, tr. Claire Delamare et Abigail Lang, Les presses du réel, coll. Motion Method Memory, 2011). Un recueil de ses essais sur l’art et sur la littérature depuis 1966, Radical Coherency, a paru en 2011 aux presses universitaires de Chicago. How Long Is the Present (University of New Mexico Press, 2014) réunit une sélection de ses poèmes parlés. 10 pour George a été écrit en hommage au poète américain George Oppen.