Deux rendez-vous à Paris

1. Le mercredi 24 février, à 20 h, nous parlerons de contrat maint à la librairie Le Comptoir des Mots, 239 rue des Pyrénées, Paris, 20e (Métro Gambetta). Cette rencontre est organisée et sera animée par Frédéric Forte dans le cadre de sa résidence dans cette librairie — c'est la sixième d'une série de dix jalonnant mensuellement sa résidence, proposant de rencontrer un auteur et son éditeur. Une exception, donc. Cette période correspond aussi pour F. F. à l'écriture d'un nouveau livre, un projet dont il raconte l'écriture (en même temps que ses activités dans la librairie) dans le blog ouvert à cet effet.

2. La veille, le mardi 23 à 19h30 : lecture de Pascal Poyet et Rufo Quintavalle dans le cycle Ivy Writers, co-programmation de lectures bilingues (en français et en anglais) de poésie contemporaine par Michelle Noteboom et Jennifer K. Dick. La lecture aura lieu au Next, 17 rue Tiquetonne, Paris 2e (Métro Etienne Marcel, RER Les Halles). Tous les détails sur le blog d'Ivy Writers.

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De Frédéric Forte, contrat maint a publié Toujours perdue la neuve entrée, en 2009 (en photo, avant pliage).


La Ville instante/La Pente

A l'occasion d'une exposition (jusqu'au 27 février) organisée à la bibliothèque de Lectoure (rue Saint Gervais, 32700) dans le cadre des 20 ans de la revue murale de poésie l'Affiche, Pascal Poyet est intervenu devant le numéro 32 de cette revue, "La Ville instante" (prises de vues de Goria et texte de Pascal Poyet, 2003), que l'on peut voir, et lire, sur le site des éditions Le Bleu du Ciel. Des usagers de la bibliothèque et trois classes de collège était présents pour, sur le mode de la discussion décortiquer l'objet, texte et images.

La Ville instante est le pendant d'un texte écrit avec Christine Breton, publié par contrat maint en 2001, La Pente. Christine Breton est chercheur et conservateur au patrimoine ; à Marseille, elle organise des marches collectives au cours desquelles elle révèle, en marchant et en parlant, certaines logiques de construction, d'utilisation, d'appropriation et de détournement de l'espace urbain. La Pente est écrit à partir de la retranscription des propos tenus par elle lors d'une marche de ce genre se concentrant sur les traces des passages empruntés par les habitants d'un quartier des collines du nord de Marseille, à travers ou par dessous les axes de circulations qui s'y sont accumulés dans le temps — voies ferrés, embouchure du tunnel TGV, routes, autoroute. En reliant le centre à l'extérieur de la ville, ces axes prennent à contresens la logique de la circulation piétonne, dans le sens de la pente. "Plus haut dans la pente, des marches creusées dans la colline conduisent au centre commercial et au multiplex installés au sommet de l'ancienne carrière d'argile (...). Elles sont empruntées par les habitants des îlots et des cités en dessous ; on les voit monter et redescendre parfois chargés de sacs. A quelques marches du sommet, une voie rapide bordée de glissières de sécurité coupe la montée d'escaliers. Là, pour continuer tout droit par les escaliers, on enjambe les glissières."

On peut écouter Christine Breton ici.

(photo: Goria, Série des glissières.)